Fête Peluche, Caroline LEGAULT
Une fête, c'est comme une peluche
au milieu des jours rugueux.
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Caroline Legault
animatrice en scène, conteuse, auteure
Site Carolinades
*
Peinture d' Odile Tailhardat
Une fête, c'est comme une peluche
au milieu des jours rugueux.
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Caroline Legault
animatrice en scène, conteuse, auteure
Site Carolinades
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Peinture d' Odile Tailhardat
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Mon cher Boris ,
Depuis l’année dernière je t’ai notoirement perdu de vue. Tu es quelqu’un d’infranchissable en matière de vraisemblance, aussi, tu restes un vivant mystère pour une majorité d’Artonautes Noctambules, dont je suis. J’ai aimé, tu le sais , tes séries de petits noirs près du comptoir, dans le Tassisme que tu affectionnes . J’ai du mal à te suivre dès lors que tu nous embarques dans tes garçonnières à résilles, je n’en résilie pas pour autant les accointances que je devine entre la Cause et ta pensée photographe libertine. Après tout, tant que tu ne les traites pas de cruches, ou d’entonnoirs on peut imaginer le meilleur entre toi et les créatures que tu butines. Je voulais te parler de ton Ecrit sous les feuilles Avec du rimmel , dont je pense le plus grand bien. Tu es un poète au tempérament voltigeur, une sorte d’oiseau ivre aux serres de velours , je souris quand je te lis et lorsque tu préconises , entre autres facéties de
« Se rendre au Louvre pour plumer la Joconde
Et
Parler de poésie dans un cornet de frites ».
Cela va jusqu’à « Fouiller un sac à mains avant sa propriétaire » ,
là tu m’inquiètes un peu … On dirait un affamé qui n’a plus le sens des préliminaires et te voir ainsi dévorer, te discrédite aussi , auprès des femmes réservées. « Johnny Crevette » est un surnom sympathique qu'il conviendrait de ne pas laisser mariner trop longtemps dans le marigot. Mais on va pas te changer à coup d’eau bénite à désenvoûter.
Peut-être as-tu besoin de grand air, de pique-niques trent’huitards sous de grands arbres débonnaires ? Les siestes y picorent la lumière à la lisière des mots tendres, des mangas, si tu préfères. Avant l’Automne permets-moi de te souhaiter de marcher sur des trèfles à quatre feuilles sans les démanteler. Laisse toi saler Laisse toi saler … mon ami aux semelles de vent …
A te contredire
Bien affectueusement
Lou ( Ange)
P.S. Merci pour le cylindre où s'était rendormi un vieux journal très masculin, et pour ce ciel timbré au rouge à doigt. Ta générosité ne te perdra pas ...
MthP Juin 2008 Cerises Inattendues (c) *
Toi, l'artiste, de tes pleins, de tes déliés
Ta vocation de créer, te révèle dans l'esquisse.
Toi, l'écrivain, le philosophe, le poète,
tu prêtes ta plume à la pensée qui t'entraîne vers des lendemains, toujours plus loin...
Eux, les sans-abri, promènent leur errance, bon gré mal gré, en prenant le temps à chaque instant...
Les soignants, les soignés luttent pour une même cause "ça ira mieux demain",
Les oubliés, les coeurs esseulés, les personnes d'un âge avancé, les laissés-pour-compte,
témoignez votre histoire qui mérite d'être écoutée...
Et vous, les vôtres, les miens, les nôtres, tissent la trame chaque jour au fil conducteur qui les unit,
à toi,...
Je devine ta sensibilité, quand ton rictus se remarque, qu'un silence plane, agréable et léger, qu'un demi-sourire s'esquisse, et plongée dans ton regard, des yeux humides et une perle de riz au bord des yeux, une effusion paraît une évidence : je me blottis dans tes bras qui m'enlacent et de cette étreinte où je n'arrive plus à respirer, ma place, je la connais, et mon espace un peu plus resserré
et tellement ouvert à l'inattendu...presque un vertige, prise dans un tourbillon, je ne touche plus les pieds sur terre, et ma tête un véritable manège, je m'enveloppe dans cette ouate duveteuse, je savoure ce délice, cette volupté de bonheur et dans ses dérives, toujours la sensation du sublime et nous adorons plus que tout, cette préciosité de l'instant.
De cette plage satinée, des effluves suaves venus du grand large, nous ravivent et de cet océan imperturbable, mes derniers soupirs se meurent sur l'écume des vagues, et je frémis, réveillée par des embruns iodés, et le calme revient, animé par des clapotis et les rayons de soleil, miellés, caressent ma peau sucrée.
Si c'est un rêve, je le saurais et je me prends à revivre pour d'autres moments où j'ai la nostalgie de m'y ressourcer..., un peu de moi,
Nous savons tous, que chacun laisse un peu de nous, et déposons notre empreinte,
Nous autres les terriens, goûtons les saveurs du terroir et rafraîchissons nous encore à l'eau courante, et dégustons le gouleyant des crus de nos vendangeurs du millésime 2008.
Jackie
Mth P (c) Vienne / Juin 2008
*
Ma Chère Lou
Dans une aire de jeux d'enfants je l'ai vue, toute nue, toute verte
Elle voulait s'envoler, du doigt, à main droite, elle pointait le nuage,
autant dire : l'impossible !
Trop préoccupée, je ne crois pas qu'elle ait pu m'apercevoir .
Je l'ai photographiée. Plusieurs fois. Je n'ai pas pu résister.
J'ai mis plusieurs semaines à découvrir qu'elle avait de petites ailes dans
le dos, deux moignons aux angles étranges, géométriques.
Elle ne s'est pas rendu compte , semble-t-il, de cet état de fait.
Le sculpteur avait rogné exprès , sa liberté,
et elle croit toujours que quelqu'un l'attend,
un peu plus haut, bien au dessus des jeux d'enfants ,
Cela m'attriste , sais-tu, de la voir s'étirer pour rien, oui,
en vain, entièrement déployée dans un costume vulnérable !
Je te parlerai d'elle souvent.
Elle est la grande soeur de l'ange bleu,
un enfant mort-né qui se lamente comme un caillou abandonné,
sur une stèle au cimetière.
Deux douleurs complémentaires. Tu comprends ?
Cela me fait du bien de te le raconter.
A te lire. Tu me manques.
Camille.
P.S. As-tu des nouvelles de Vilhelm ? J'ai l'impression qu'il se tient en retrait du monde, de plus en plus.
*
Mon cher Wouaf d’Enzo,
6 ans qu’une voiture t’a percuté…
En ce jour anniversaire,
De notre maîtresse bien aimée
Je voudrais te parler
En ce matin d’avril
Alors que les peupliers se paraient de cuivre
Elle est venue
De mon chenil elle m’a retiré
De mes compagnons elle m’a séparé
Pour m’emmener je ne sais où
Agé de 10 mois j’ignorais tout de la vie
Mon nom je ne le connaissais pas
Le lien au maître pas davantage
A son plus grand désespoir
Je vivais ma vie de mon coté
Sans repères, sans rappel
Il a fallu du temps pour se connaître
Pour qu’elle t’oublie toi le grand frère
Pour que je la considère comme ma maîtresse
Elle a du apprendre à me faire confiance
Réfréner la peur panique qui l’étreint
Quand je pique un sprint en balade
Je lui ai prouvé que je l’aimais
Que moi aussi je sais revenir
Quand je me laisse emporter par mon flair
Eh oui ! Curieux de tout et concierge comme pas deux
Une odeur par ci une odeur par là
C’est toujours mieux au-delà des limites
Peu à peu une confiance mutuelle s’est installée
Un lien étroit s’est tissé
Inséparables nous sommes maintenant
Enfin pas tout à fait
Cairn terrier je suis et cairn terrier je reste
Tellement de choses à découvrir
Que j’en oublie parfois la maîtresse
Mais elle me connaît bien
Et sait que sous des dehors indépendant
Je la surveille du coin de l’œil
Prompt à revenir à toute vitesse
Grâce à toi grand frère
Depuis 6 ans maintenant
Je mène une vie de wouaf
Avec notre maîtresse bien-aimée
Toujours par monts et par vaux avec elle
Les copains et les copines le week-end
Un brin d’agility et d’obérythmée
Des randos, beaucoup de randos
Des câlins autant que j’en veux
Des « Je t’aime » murmurés à l’oreille
Alors quand les peupliers se parent de cuivre
Je pense à toi grand frère
Et je te dis « MERCI »
Ton petit frère
Sherkane
Ma chère…, ma chère ET tendre,
Chaque jour qui passe, tu es là. Toujours près de moi. Chaque jour qui passe, je pense à toi. Et je me dis que, décidément, tu es vraiment la plus parfaite des personnes que je connaisse. Tout autour de toi, des cercles admiratifs de filles ou des garçons se forment. C’est vrai, ton sourire est le plus éblouissant, le plus beau, le plus séduisant de toutes les grimaces de bouches que je connaisse. Je connais beaucoup de monde. Mais tu es la seule qui, quand elle rentre dans une pièce, le silence se fait. La seule qui rentre avec un halo de lumière autour d’elle, comme un ange. La seule qui tient en respect les profs. Tu es si parfaite…
Tu es la plus belle aussi. Des longs cheveux blonds encadrent ton visage aux yeux aussi verts que la forêt amazonienne. Tu as une taille de mannequin (1m 78), tu fais 58 kg pourtant tu as des seins et de belles fesses. Tu es considérée comme le canon de la ville. Mais sais-tu pourquoi je t’admire le plus ? C’est parce que tu n’es jamais sortie avec un gars. Pourtant, il y en a plein qui te courent après ! Mais tu as ta fierté.
Tu as bien réussi ton plan. Au départ, tu n’étais rien, puis un jour, tu t’es dit que tu voulais briller. Et pour briller, tu brilles ! Tu excelles dans toutes les branches scolaires. Tu joues du piano à merveille, et tu es une excellente sportive et en athlétisme et en piscine. En plus tu sors tous les vendredis en boite.
Quand je viens chez toi, j’ai du mal à croire que tous ces trophées t’appartiennent. Tu as peur que l’on t’oublie… qu’on te piétine mais surtout qu’on te découvre n’est-ce pas ?
Mais moi, je sais tout de toi. Je suis la seule à savoir combien tu souffres. Je suis ta petite voix intérieure.
Briller parce que tu vas te suicider ? Tu veux être aimée de tous pour à jamais laisser une trace de toi. Une trace indélébile. Mais surtout, ne veux-tu pas tuer ton père. N’a-t-il pas tué ta mère ? La mère de la fille parfaite. Honte à lui, diront les gens. En effet, ton plan est parfait. Tout comme toi.
A ton avis, qu’elle va être la réaction de ton père quand il apprendra de ta bouche que tu as tué volontairement ta mère. Que fera-t-il alors qu’il aura en main un couteau de cuisine ? Lui, ton père, le colérique…
Demain, tu seras morte… avec ton secret. Admirable, voyons ! Personne ne le croira.
Oh, miroir, toi qui me reflète telle que je suis, dis-moi qui est la plus belle, la plus intelligente, la plus machiavélique, la plus…tout !
C TOI !
Mon doigt finit d’écrire le point d’exclamation sur le miroir. Un sourire d’ange blond illumine mon visage…
Je suis prête
Lettre à Toi…déchire-la…
Enveloppe en photo-collage d'après Hopper et Bonnard * Mon tendre amour,
Qu’il fut long et difficile le chemin de l’un vers l’autre, semé d’écueils et de souffrances. Pour parvenir à la Joie.
Cette joie, nous l’avons partagée et rien ni personne ne pourra nous la reprendre. Elle donne un sens à tant d’années traversées ensemble, si repliés sur nous-mêmes, prisonniers de nos fragilités.
Un soir, le temps s’est arrêté. A tout ce qui n’était pas Toi.
Vaincre le désert, j’ai osé marcher pleine de confiance vers un mirage avec cette foi qu’il n’en serait pas un, parce que le moment de croire était venu, telle une évidence. Comme un miracle d’un Dieu bienveillant qui m’habitait depuis toujours, mais qui ne se serait pas encore révélé.
Tu es venu à moi qui t’espérais depuis si longtemps.
Dans la pénombre de la chambre, je t’ai regardé et vu pour la première fois en pleine lumière, cette lumière intérieure qui t’habitait et enveloppait tout mon être.
Nous étions seuls au monde, le monde en cet instant s’était effacé à tout ce qui n’était pas Toi.
Nos corps nus se touchaient, mais ce n’était pas le désir qui me portait, j’étais tellement au-delà, tellement plus loin… A l’écoute de nos âmes qui se parlaient. Je comprenais tout ce que le terme communion recelait de divin. Le divin était en Toi. Nous nous abandonnions entièrement l’un à l’autre comme une suprême offrande.
Cette nuit ne ressemblera à aucune autre… Tu m’as chuchoté tant de mots enfouis depuis si longtemps, puis vint dans un souffle le mot « amour », je me sentais aussi tellement pleine d’amour, pas de cet amour fait de besoin et d’attente, qui enferme, mais un amour pur, détaché de tout, un amour si rare que je restais éblouie de le découvrir avec Toi.
En me perdant si loin et profondément dans ton regard, je t’approchais au plus près de Toi et touchais alors à l’infini.
Nous avons échangé tant de sourires, qui exprimaient la béatitude dans laquelle nous étions plongés.
La musique se faisait partition de tous ces degrés d’émotions que nous ressentions. Et parfois, nous serrant plus fort, les yeux dans les yeux, nous l’accompagnions en chantonnant, pour laisser s’épancher l’allégresse de ces instants magiques.
Mon corps était fluide, qui glissait contre le tien dans le grand lit, harmonie nos bras qui enlaçaient et caressaient, comme deux nageurs de haut niveau qui ne feraient qu’un avec l’élément quand ils atteignent enfin la perfection. La grâce et le bonheur étaient notre élément.
Ces longues heures que j’aurais voulu retenir à jamais m’ont paru si brèves, et si pauvre cette tentative de les restituer.
Peut-on vraiment avec des mots rendre compte de la félicité ?
Ma très chère et très belle amante,
Cela fait quinze ans cette année que nous nous sommes rencontrés pour la première fois. Pourtant, tel Tamino devant le médaillon de Pamina, j’étais déjà d’avance le petit esclave subjugué qui attend sur la rive le retour du bateau où tu fais promenade. Ton image m’avait envoûté.
Cela fait quinze ans que je t’aime fidèlement alors que toi tu te donnes et t’abandonnes à tous. Et cet amour que j’ai pour toi s’en accommode cependant, de ce partage. C’est que tu es superbe, généreuse, immense. Dans le labyrinthe de ton âme, nul Minotaure ne fait danger. Dans les méandres de ton cœur nulle noyade n’est permise : Aragon et Musset iront se rhabiller. Tu dispenses la joie et l’émerveillement, la surprise, la fièvre et la sérénité comme fait toute femme pour celui qu’elle a choisi d’honorer.
C’est un bonheur pour moi d’être dans tes faveurs, d’avoir droit de monter dans ta barque et de glisser au fil de l’eau, au fil du temps parmi tes charmes fous, tes trésors si nombreux que ni moi ni personne ne pouvons nous les approprier. Peut-être reviendrai-je bientôt, à l’heure du bal, te voir masquée, parée de tes plus beaux atours, entourée de tes amants endimanchés, enfiévrés et folâtres, ivres de tes musiques, de ton vin et de tes sourires ?
Mais je préfère à tes habits de fête, comme à la Lune, tes quartiers les plus secrets, tes mers de tranquillité et les puits de silence où parfois tu t’enfermes. Tu es alors l’indicible et puissant mystère des amours qu’on bâtit humblement sur le sable et qui durent des millénaires en brillant.
Tu es cet océan de calme et de beauté qui manque tant à nos vies agitées. Tu es la mère des civilisations, la source des félicités à qui on promet sans même prévenir l’éternel retour. Encore que prévenir, ce n’est pas compliqué. Il suffirait que tu me laisses ton numéro de portable si tu voulais que je t’appelle, Venise !
PAROLES PLURIELLES chez Coumarine http://coumarine2.canalblog.com/
1 . Bonjour papa (Anne Bonaventure)
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2 . L'éloge de la beauté (Cédric)
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3 . Clerc de Lune (Joe Krapov)
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4 . Faire-part (madeleinedeproust) 25 AVRIL 2008
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5 . Lettre à une intruse (Pandora) 26 AVRIL 2008
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6 . Corps et âme (Lukeria) 26 AVRIL 2008
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7 . A Toi…Folie (Céciline) 28 AVRIL 2008
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8 . Eloge canin (Sherkane) 28 AVRIL 2008
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9 . Donatien (Arthur Hidden) 28 AVRIL 2008
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10 . A mon Enfant (Boucle d'Or) 29 AVRIL 2008
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11 . Ma chérie ( Mirabelle) 29 AVRIL 2008
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12 . De l’un à l’autre (Fabeli) 30 AVRIL 2008
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13 . Lettre à moi-même (Amanda) 30 AVRIL 2008
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14 . Lettre à ma descendance (Claudie) 30 AVRIL 2008
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15 . Vous qui êtes mon autre (Rsylvie) 30 AVRIL 2008
http://coumarine2.canalblog.com/archives/rsylvie/index.html
16 . Toi que j'aime et que je lis ( Causeuse MTh. P) 30 AVRIL 2008
http://coumarine2.canalblog.com/archives/mth_p_/index.html17 . A l’herbe mauvaise Flâneuse 5 MAI 2008 http://coumarine2.canalblog.com/archives/flaneuse/index.html
18 . Tant d’amour à partager Kaluccia 5 MAI 2008
http://coumarine2.canalblog.com/archives/kaliuccia/index.html
19 . Eloge de la Terre Godnat 6 MAI 2008
http://coumarine2.canalblog.com/archives/godnat/index.html
20 . Aléatoire et non exhaustif Jim 6 MAI 2008
http://coumarine2.canalblog.com/archives/jim/index.html
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* vient mourir l’odeur fade des marées des flaques tranchées par le ciel brillent dans l’herbe comme des blessures fraîches
je croise en forêt des enfants joyeux qui me regardent sans savoir que la mort existe pour eux et j’ai encore tes mots tendres qui tremblent dans le soir quand en hâte tu rassemblais
ton monde se baissait, cherchait, pantelant un peu de jour mais il n’avait plus assez de lumière pour attendre les ruisseaux au passage des ponts
ton silence abat les maisons les corridors et les portes ne sont là que pour laisser passer les siècles
*
je te parle à voix basse au fond de l’ombre qui s’est refermée comme une trappe à chaque pensée de ton agonie la vie m’abandonne
*
à chaque mot qui dit l’amour d’un baiser le poids d’une étreinte ma vie se rallume
*
je ferme les yeux j’ai tout ton ciel derrière mes paupières
*
j’ai tout ton ciel derrière mes paupières
j’ai le cœur si plein de vase qu’à ma bouche
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Gif sur Yvette le 5 mai 2008
Pascale Arguedas
25 Avril...
Bonjour Papa,
Je t'écris aujourd'hui pour enfin te dire tout ce que je n'ai pas pu t'exprimer de vive voix.
C'est en y pensant ce matin que je me lance et t'annonce que je ne pourrais jamais t'oublier. Jamais. Tu sais comment sont les enfants ils n'ont souvent aucune gratitude, ni reconnaissance. Mais j'ai mûri et compris de qui je viens et qui tu es.
Je me souviens bien de toi quand tu allais travailler en banlieue, que tu préparais ta gamelle, que tu bandais tes jambes pour éviter que tes varices n'éclatent.
J'attendais souvent le dimanche que tu me demandes de t'accompagner pour faire une vitrine. Tu ne voulais pas que je te seconde vraiment mais que je regarde tes mains agencer sur des mannequins les vêtements dans la vitrine.
Oui je t'admirais tu mettais tout ton coeur à bien faire. Je te demande pardon Papa, j'étais une gamine et ne savais pas t'apprécier, mais maintenant j'ai compris tout ce que tu m'as transmis : le travail bien fait, le plaisir que l'on y met, le respect du patron de celui qui t'appelle pour venir décorer son magasin parce qu'il apprécie ton travail et te donne une paye.
Tu ne rechignais pas et acceptait même de travailler le dimanche, pas de jours fériés pour toi : l'essentiel était que tu puisses nourrir ta famille.
Durant ces dernières années j'ai repassé dans mon esprit ta vie celle où tu as sauvé des personnes dans le ghetto sans craindre les balles qui fusaient autour de toi. Quand je pense que tu viens de si loin, et que tu as reconstruit ta vie, nous a fait un petit nid confortable, que nous avions à manger tous les jours, j'ai les larmes aux yeux. Tu étais si plein de courage et d'amour. J'ai toujours en moi ton exemple d'homme et de père.
Pardon Papa tu es parti et je ne t'ai pas dit que je t'aimais pour tout ce que tu as été : un homme formidable. Où tu es peut-être entends-tu ma lettre les quelques mots qui viennent de mon coeur.
Ta grande fille.
Voilà maintenant des mois que je n’ai pas de tes nouvelles. J’ai attendu, en vain. J’ai guetté le facteur, en vain. Désormais je n’attends plus. Je sais que tu ne m’écriras pas. Je crois aussi savoir pourquoi tu as ainsi coupé les ponts. Il te faisait peur et tu as préféré fuir.
Pourtant cet autre qui te terrorise et t’a ainsi transformée en autruche était un être formidable.
Oui, il était différent, mais cette différence était source perpétuelle d’enrichissement.
Oui, il allait mourir, c’était inéluctable et il le savait.
Toi quand une grippe te terrasse tu mets des semaines à t’en relever, tu en parles pendant des mois. Tu aurais vaincu l’Everest, tu n’en tirerais pas plus grande fierté.
Lui pouvait compter en mois le temps qu’il lui restait à vivre et plutôt que de se lamenter ou de se replier sur lui-même il croquait la vie à pleines dents.
Là où tu aurais été amorphe et résignée, il était actif et souriant. Il savourait chaque instant : la beauté d’un soleil couchant, la luminosité grise d’un petit matin pluvieux, le rire d’un enfant…
Il fourmillait de projets et jamais ne se plaignait de ne pouvoir les réaliser. Au contraire, il accueillait avec d’autant plus de reconnaissance ceux qu’il pouvait réaliser, aussi petits fussent-ils. Tu vois, un soir, après sa séance à l’hôpital, il avait souhaité aller admirer son amandier en fleurs, au fond du jardin. Le trajet avait été long, il avait dû marquer de nombreuses pauses. Pas une plainte, pas une remarque. Son expédition au fond du jardin s’est faite dans la plus totale simplicité. Une véritable leçon de courage et d’humilité.
Il m’a obligé à reconsidérer ma propre vision du monde, à m’interroger sur moi-même, à mettre mes actes et mes pensées en perspective.
Il m’a interdit, tacitement, tout apitoiement sur moi-même ou sur lui-même.
Grâce à lui chaque jour j’avance un peu plus. Il m’apprend à profiter de la vie.
Son sourire s’impose à moi, même en son absence, et m’aide. Je sais que ce sourire sera toujours avec moi.
Tu vois, il t’effrayait. L’autre, l’étranger, le différent te fait fuir. Tu as peur du mal qu’il pourrait te faire. Mais as-tu pensé à tout ce qu’il pourrait t’apporter ?
L’autre gagne toujours à être connu.
Crois-moi, tu m’évitais pour ne plus le voir, pour ne pas savoir ce qui se passait, pour ne pas voir, jour après jour, sa lente déchéance physique ; et en agissant ainsi tu t’es fermée une multitude de portes.
Tu pourrais tellement apprendre de l’autre.
Sais-tu qu’il était capable de rester silencieux des heures durant sans que l’atmosphère n’en soit alourdie ? Même son silence était source d’enseignement.
Comme je te connais bien je te vois hausser les épaules et lever au ciel des yeux exaspérés. Non, ce n’était pas un saint ! Bien sûr, comme tout le monde, il était pétri de défauts. Son exigence envers lui-même le rendait terriblement et donc dur envers autrui, jusqu’à en être injuste parfois. Il savait être pontifiant à l’excès et pouvait plonger dans l’égocentrisme avec une réelle facilité. Il pouvait ignorer l’autre jusqu’au mépris.
Je ne vais pas me lancer dans un inventaire à la Prévert. Ce n’était pas le but de cette lettre.
J’ai pris ma plume simplement pour te dire que je comprenais ton silence et que je ne t’en voulais pas. Tu l’auras sans doute compris en lisant les lignes précédentes, il est mort. On l’a enterré hier après-midi.
Je pense que mon courrier t’aura surprise, voire dérangée. Finalement moi aussi je suis l’autre et en tant que telle moi aussi je te fais peur. J’espère seulement que ma lettre t’aura ouvert quelques portes et que mon petit éloge de cet autre que tu détestais et fuyait tant t’amènera peut-être à reprendre contact avec moi, ou d’autres.
Au plaisir de te lire bientôt.
Bien à toi.
Aéroport de La Guardia, le 01/01/2000
Maria
P.S : Comme tu peux le voir je t’écris depuis l’aéroport de La Guardia. Dans moins d’une heure j’embarquerai pour ce tour du monde dont j’ai toujours rêvé et que jusqu’ici je n’avais jamais osé entreprendre.
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J.F. Goldman-Radio Nostalgie
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Prosper dort encore, mais il est si fatigué ! Je viens de me réveiller sur un grand rêve que cette lettre vient interrompre. Je ne vous en veux pas car ça allait mal tourner. Nous habitions une grotte à proximité d’une fête et on venait de nous cambrioler… Je vous rassure, pas grand chose de volé ! Nous n’avions que du mobilier acheté au Troc de l’Ile et cette fois, je n’avais pas laissé mon diapason, ni mes chers livres. On m’a volé mes hérissons en plâtre et une écumoire, je me demande ce qu’ils vont en faire, ça vaut peanuts… Je trouve cela ridicule…
Donc, rien de grave ! Un vol est toujours un viol et si j’accepte qu’on dérobe de la nourriture pour survivre à défaut de pouvoir l’acheter ou en fabriquer, j’ai toujours trouvé très lâche et sournois de profiter d’une absence pour venir fouiller et parfois saccager un nid d’humains. Je m’insurge lorsqu’on considère dans l’opinion publique qu’il s’agit de dégâts collatéraux dues aux pulsions humaines ordinaires, assimilées à des invariants de la vie en commun, à un instinct de pillage et de curiosité irrépressibles. Prosper a l’air sinon de cautionner, d ‘excuser ou de banaliser ces déboires et ça me hérisse le poil. Comme l’écrivait Claude Esteban dans un poème : Dans la mémoire des autres / nos blessures / guérissent toujours . Nous ne serions donc que des animaux prédateurs en plus pervers ? Oh la la , ça me fatigue toute cette complaisance envers le débordement . Qui vole un bœuf vole aussi l’œuf ! Il se vole lui-même in fine, car sans œuf on aura jamais la poule. Et sans poule le renard s’ennuie ! Il est obligé d’aller chercher un Petit Prince dans le désert et là encore ça vire au drame. Pas de RTT pour l’allumeur de réverbère, ni personnel supplémentaire pour arroser la rose. Comment voulez-vous qu’on ne soit pas stressés ? Vilhelm , un ami peintre et sourd me le dit souvent : arrête de prendre la planète sur tes épaules et de garder ta naïveté, lis les cyniques et les pessimistes moqueurs, prends la mesure de tout ce foutoir, de sa violence et bouche-toi les oreilles et fais ce que tu as à faire ! Je suis une femme et je vois qu’il y faut trois fois plus d’énergie dans ce monde sexiste et inique. J’ai même lu récemment qu’une femme brimée doit envisager d’aimer son oppresseur pour l’importance qu’il lui donne en la choisissant comme objet de dépendance. C’est la vieille dialectique Hégélienne du Maître et de l’Esclave. Je me fais chambrer chaque fois que je dis ça . On me dit que dans les sociétés modernes la parité augmente et qu’il faut arrêter de se plaindre. N’empêche qu’une femme enceinte qui doit larguer son bébé pour faire carrière n’est pas très à l’aise dans ses talons aiguilles. Je caricature, mais c’est ça. Tout le monde veut sa place au soleil des vitrines de la consommation et on se fout des conséquences. Les mômes sont comme les petites tomates qu’on élève comme des bonsaïs et à qui on coupe toutes les velléités de dépendance charnelle au berceau. J’admire les femmes qui revendiquent l’allaitement et les hommes qui portent les nourrissons comme des trésors. Encore faut-il que le temps passé à éduquer ne soit pas sans cesse volé par l’employeur. Il y a des étapes de développement à accompagner de façon mixte . Ce qui me fait le plus peur en ce moment , c ‘est la montée des pratiques ségrégatives religieuses qui donnent carte blanche à un Dieu hypothétique et inaccessible (son téléphone est décroché ! ). Elles justifient le retour d’ une asymétrie des rôles domestiques. On n’est pas sortis de l’auberge et quand je pense aux bagarres de nos aînées pour le droit élémentaire à disposer de son corps et à décider de sa fertilité, j’ai l’impression que pas mal de choses sont à refaire. C’est le fric qui dicte tout, et on fabrique des frustrés en grandes séries.
Vous m’avez l’air bien guilleret tous les deux, dans vos vignes. Nous on vit en ville , l’odeur des caves à fromage et à vin nous manquent. Nous essaierons de vous rendre visite cet automne, en attendant je continue de feuilleter le livre sur Camille où j'admire encore cette petite sculpture de femmes assises ( qui complotent peut-être … Qui sait avec ces créatures imaginatives ?).
En attendant, écrivons-nous ! J’espère que Prosper va s’y mettre.
Je vous embrasse pour nous deux.
Prenez soin de votre dos, nous viendrons vous donner un coup de main, mais gardez-nous quelques bouteilles des Vendanges d’Octobre (Le vin des femmes dit Prosper , un peu railleur…) car sans carburant on ne tient ni distance, ni rang …
(c) Photo Mth P , La Grande Poste , Lyon, Personnage 2
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Lettre à une intruse (Pandora)
A Toi,
Toi qui as fait une entrée fracassante dans ma vie, toi qui es venue sans y avoir été invitée, par effraction.
Toi qui t’es imposée à moi sans t’inquiéter des dégâts que tu pouvais causer, sans te soucier du mal que tu pouvais me faire. Toi mon intruse.
J’ai dû apprendre à cohabiter et à t’accepter même si je n’étais plus tout à fait maitresse en ma demeure. Apprendre à pactiser avec l’ennemie pour ne pas me perdre. Apprendre à me connaître à travers toi pour appréhender la vie différemment. Et doucement, à mon rythme, j’ai finalement compris que ce que je prenais pour un mal pouvait aussi être un bien…
Grâce à toi, j’ai appris la signification profonde des notions d’instant et de présent.Tu m’as amenée à réorganiser mes priorités pour ne plus garder que le principal, l’essence de la vie. Tu m’as incitée à ne plus remettre au lendemain les envies et les petits bonheurs du jour mais aussi à moins me laisser perturber par ce qui n’est pas important.
Grâce à toi, j’ai mangé le dernier repas du condamné, fumé la dernière cigarette, aimé comme si c’était la dernière nuit, voyagé comme si c’était le dernier vol, marché comme si c’était le dernier pas, vécu comme si c’était la dernière minute…
Grâce à toi j’ai commencé à écrire.
Je ne sais pas ce qu’il en serait si je ne t’avais pas rencontrée, alors pour tout cela je te dis merci. Mais pour cela seulement !
Tu fais désormais partie de moi, tellement présente dans mon esprit à défaut de l’être dans mon cœur. J’ai compris le meilleur.
Si tu pouvais m’épargner le pire…
Pandora
(c) Photo Mth P 2008 - Grande Poste Lyon 1
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Ecrit dans le TGV entre Lyon et Paris le ....
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Mon amour,
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Après cet après-midi chez mes parents où tu as fait connaissance de Donatien, mon petit frère de huit ans, nous n’avons pas pu parler. Tu es partie immédiatement en voiture pour Aix, où tu donnes tes cours à la fac, et moi je t’écris dans le train pour Paris. Demain je commence les écrits de l’agrégation de philosophie. Mais ce week-end loin de Kant m’a fait du bien.
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Bien sûr je t’ai souvent parlé de Donatien. De l’importance qu’il a dans ma vie. Mais cette première rencontre entre vous, pour moi, ce n’était pas évident. Comment allais-tu réagir à ce jeune trisomique, ce jeune mongolien ? Je ne parle ni de ton intelligence ni de ton cœur, je les connais et j’étais confiant, mais de ta sensibilité. Lui, il ne s’est pas posé toutes ces questions. Il est venu s’asseoir immédiatement sur tes genoux. Puisque je t’aimais, il t’aimait aussi. Et j’ai tout de suite vu que tu accueillais la manière qu’il avait de t’accueillir, que tu recevais l’affection qu’il te donnait, avec sa façon de faire, généreuse et confiante. Sans te connaître.
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Maintenant que tu mets un visage, son visage si rebutant pour certaines personnes, sur son nom je peux t’avouer que ça n’a pas toujours été simple pour moi, que ce n’est pas simple tous les jours, encore aujourd’hui, d’avoir un frère comme lui. J’ai vécu l’annonce de son handicap comme une blessure, comme une profonde blessure personnelle qui m’atteignait au cœur de mon être. Bien souvent je l’ai détesté, j’ai même souhaité sa mort. Surtout quand je voyais maman pleurer. Mais en même temps je l’ai toujours profondément aimé. J’ai aimé sa manière d’accueillir la vie, son affection, sa gentillesse. Tu m’as dit que tu m’avais remarqué dans notre milieu de normaliens en perpétuelle lutte pour défendre leurs idées parce que j’avais un grand sens des réalités humaines. C’est à Donatien que je le dois.
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Sa façon de venir vers toi, de se livrer à toi qui aurais pu le rejeter, c’est bien lui. Cette confiance dans la vie, malgré tous les coups que la vie lui donne. Cette confiance dans les gens. Cette gentillesse désarmante. Cette amitié. Et en même temps ce physique qui dérange. Cette peur parfois suscitée dans le regard d’autrui. Avec lui j’ai appris à être aux aguets, à me défendre contre la méchanceté. Mais lui, il m’a toujours pacifié. Tu sais, ma vie intellectuelle, si importante pour moi, est faite de choses dont il n’a aucune idée, mais ce qu’il est compte énormément dans ma manière de voir le monde.
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Alors ce soir, après t’avoir vue prendre Donatien sur tes genoux, la veille de mon agrégation, je te demande de me prendre la main et que nous allions ensemble au lieu où nous pourrons créer un foyer. Un foyer qui ne sera pas celui de Donatien mais le nôtre. Un foyer où nos enfants et nous accueillerons parfois l’altérité de Donation. Pardonne ce concept à ton apprenti philosophe. Je crois que cette altérité, cette ouverture à Donatien, donnera de la profondeur et de la force à ce que nous construirons.
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Je t’aime
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Ton Arthur